Repérage

Ce dernier week-end, malgré une météo plus qu’incertaine, je suis parti en repérage pour Issoire avec Mirjam en passagère sur ma Multistrada et Fabrice et Caty en conseillers avisés sur la Triumph Sprint de Thierry.

Premier objectif, trouver LE restaurant qui nous accueillera à midi le 14 mai, j’ai jeté mon dévolu sur la Barollière à St Paul en Jarez .

Coup d’œil par la fenêtre, le temps est maussade, la route humide… le week-end commence dans la morosité. On se motive avec un café puis on enfile les couches, le thermomètre est à 6. Brrrr !

Le soleil est loin, très loin…. Et l’autoroute jusqu’au restoroute de Gland est déjà bien occupée par les pékins en mal d’achats du côté d’Ikéa et de Pfister. Retrouvaille avec Caty et Fabrice, on pompe les derniers centigrades de chaleur du Migrolino et roule la galère. Ouf la route se sèche, on peut enquiller les kilomètres, Genève, Lyon puis direction St Etienne. Après trois crachins d’une bruine bretonne, on prend la sortie 13 avant St Chamond, direction La Grand-Croix. Après avoir tourniqué entre 18 rues en sens impossibles, on sort de l’agglomération. Petite route sympa qui monte un peu, une épingle et on passe au travers d’un hameau de vielles pierres sans se rendre compte avoir déjà dépassé l’objectif. : oui, l’entrée du Domaine de la Barollière se trouve à gauche au début du village. On se glisse entre deux murs et, oh merveille, on découvre un hôtel incroyable, un panorama imprenable et surtout un parking pour MotoGP avec les mobilhomes. Ca va même le faire pour vos remorques. Accueil hyper sympa, grande salle claire. La croque n’est peut-être pas gastro, mais excellente. Pour environ 20.- euro (sans les boissons), rien à redire. Je n’ai pas prévu de Bouchée à la reine, car la cuisson prend un peu trop de temps (n’est-ce pas Fabrice ?). Et puis il y a encore de la route, et de la sinueuse. De celle qui pourrait vous mettre l’estomac à mal. Bref, mieux vaut manger léger. Après deux heures de table, on réaligne les deux roues et gazzzzz. Mouais, disons « gaz » tout court, faut quand même digérer. Bref on s’ébranle, et comme j’aime pas m’arrêter à tous les carrefours pour déplier ma carte, j’ai marqué sur mon TomTom les étapes : Saint Bonnet le Château/Viverols/Saint Germain-l’Herm et la destination Parentignat, route du Vernet-la-Varenne.

Alors là les amis de la bécane ce fut le délire total, le paradis du motard, même que le bon Dieu avait séché la route rien que pour nous. Jetez un coup d’œil sur la carte, rien que pour vous donner le tournis. Et il y en a pour tout un chacun, des lentes, des rapides, des courtes, des à grand rayon, des qui ouvrent, d’autres qui ferment. Rien à foutre, si les Suisses ont l’impression que la France est mal habitée, bon Dieu tous leurs ingénieurs des routes doivent être motards. C’est pas possible autrement. Et pire… on n’a pas vu un radar. Même pas peur ! A peine arrivé, on voulait repartir. Mais voilà on était attendu à l’Hôtel Tourette. Et Tourette c’est le nom de famille des gérants. Des gens adorables, aux petits soins, prévenants, d’une générosité immense. Oui en Auvergne on trouve des français hyperchouette. L’hôtel n’est peut-être pas un 4 étoiles, le confort est peut-être un peu désuet, mais il y a un côté cossu et chaleureux bien accueillant. Y a un enclos pour les motos et on parviendra bien à caser les remorques dans la cour.

Après des bavardages infinis, on reprend nos motos pour filer au circuit avant sa fermeture.

Là aussi, un accueil des plus correctes avec le chef de piste du jour qui nous présente toutes installations auxquelles on aura droit :

Salle de conférence pour le briefing s’il pleut et autrement pour y laisser nos affaires, nous changer ou nous reposer. Il y a un garage pour y déposer l’outillage ou faire de la mécanique d’urgence, mais on ne peut pas louer de box. Il y a 3 colonnes électriques pour les couvertures chauffantes, mais pas d’abris. On peut monter des tentes, mais sans fixation dans le goudron.

La salle à manger pour le buffet de midi s’appelle l’Overdrive. C’est surtout un grand hangar où se trouvent une collection incroyable de voitures de rallye et de très jolies collections de voitures miniatures Ferrari et autres. Et les tables pour le repas se trouveront au milieu de toutes ces caisses plus ripolinées les unes que les autres.

Avant de quitter notre guide et de le remercier pour sa disponibilité, il y avait une question encore brûlante, une de ces questions qu’on n’a pas envie de poser tellement on redoute la réponse ….. Et pour les pots d’échappement c’est comment ?

Ben… bon…. Heu…..voilà, voilà : c’est pas gagné. Faut se débrouiller pour remettre les pots d’origine ou piquer la brêle du voisin, du frangin, du beau-père voire du père Noël. S’en louer une, faire un deal avec son mécano préféré. Car mettre une canette au fond du pot pour l’étouffer vous oubliez ! D’autant que s’il y avait un catalyseur, il doit toujours y être : Gloups ! Mais je vous connais, vous trouverez tous une combine pour que ça joue….

Dépités, on retourne à l’hôtel et on se prend un apéro qui nous remet le cœur au ventre.

Et comme ce soir-là les Tourettes ne faisaient pas à souper, on est aller becqueter dans un petit gastro à Usson. Petit village pas loin, perché sur une colline et bien connu pour y avoir accueilli la reine Margot, femme de Henri IV qui fuyait la cour parisienne pour échapper aux violences conjugales (déjà…). Vous vous en foutez peut-être, mais je trouvais l’anecdote sympa !

Pour notre équipée, le programme sera différent : en attendant que tout le monde soit là pour le souper à 20h, le bar permettra de prendre l’apéro… léger, comme le repas, d’ailleurs, car le lendemain faudra être en forme.

La nuit…. c’est, disons, très, très calme et certains ronflements risquent bien d’être les seuls éléments pourfendant la nuit sereine de Parentignat (puisque c’est le nom du bled !).

Le lendemain matin vers 9h et une petite grasse matinée dans un silence que seuls les oiseaux ont quelque peu perturbé, on s’est pris un de ces petits déj avec salami, jambon, fromage Saint Nectaire, yaourt et baguette… qui fut si copieux qu’on ne s’est pas arrêté à midi pour grignoter au retour. Ben mon vieux, les Auvergnat savent ce que se remplir la panse veut dire, pfuitttttt !

Bon, mais le 15 mai au matin ce sera pas comme ça : le petit déjeuner est prévu à 7h car le circuit s’ouvre à 8h15 et on peut rouler dès 9h. D’ailleurs je pense récupérer les décharges de responsabilité la veille et faire déjà les groupes à l’hôtel pour gagner du temps.

On fait la bise à nos hôtes et après une petite larme d’émotion, nous voilà à nouveau sur les routes d’Auvergne, mais cette fois très humides et un chouia glissantes. Prudence, prudence ! Sur le GPS j’inscris : Saint Amant Roche Savine/ Ambert/ maison. Et là, rebelotte, que du bonheur, du vrai du 100% chimiquement pur avec les saveurs qui vont avec, conifères, feuillus, Colza : l’Eden nous a à nouveau ouvert ses portes. On passe le col des Fourches, puis celui des Pradeaux et enfin la Croix de l’Homme mort… ben mort de plaisir, sans blague. Vivement qu’on puisse retrouver ces sensations magiques dans un décors qui ne l’est pas moins.

La suite est moins drôle. Autoroute, autoroute, autoroute…. A un moment j’ai hésité à reprendre des chemins de traverse du genre sortie après Nantua pour rejoindre la route entre St Germain de Joux et Saint Claude. Mais le Jura était sous la pluie. Alors on a préféré suivre les rives du Léman au soleil pour rejoindre nos pénates.

Vivement que nous puissions partager ces moments magnifiques avec vous.

Bises à tous

Bertrand

 

 Consignes des pilotes pour Issoire 2015 – 1

 Consignes des pilotes pour Issoire 2015 – 2